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samedi 15 juin 2013

Le CD du CMIREB 2013 / El CD del Concurso Reina Isabel 2013

Le coffret du concours, paru depuis le 8 juin, est maintenant officiellement en 4 disques.
Un disque entier est consacré au 1er prix, Boris Giltburg, avec son concerto n° 3 de Rachmaninov, avec l'Orchestre National de Belgique dirigé par Marin Alsop, et l'étude-tableau en do mineur du même Rachmaninov. C'est lui aussi qui donne l'interprétation des deux oeuvres imposées, celle des demi-finales, Dream, pour piano, de Frederic Rzewski, pianiste et compositeur américain qui a enseigné à Liège, et celle des finales, In the Wake of Ea, de Michel Petrossian (voir ICI), que l'interprète "adore", et dont le compositeur dévoile plus largement dans le livret le lien avec la musique babylonienne. Ces oeuvres mettent bien en valeur la palette de coloriste du lauréat, sa fine sensibilité, son originalité.

dimanche 2 juin 2013

Le palmarès du Concours / el palmarès del Concurso

Le palmarès a pleinement satisfait les mélomanes. Le premier prix revient à l'israélien Boris Giltburg, le troisième à l'anglo-polonais Mateusz Borowiak: ils étaient mes deux coups de coeur de ce concours, tant par leur jeu exceptionnel que par leur personnalité rayonnante. Le public ne s'y est pas trompé: deux standing ovations; le prix du public néerlandophone revient à Boris Giltburg et le prix du public francophone à Mateusz Borowiak. Plus inattendu, le français Rémi Geniet, 2e, complète ce trio de tête. Le jury a consacré ici une jeunesse pleine de promesses, et je suis fière pour mon compatriote.

jeudi 30 mai 2013

Troisième soirée des finales / Tercera noche de las finales

Quelle soirée exceptionnelle! Le russe Stanislav Khristenko et l'israélien Boris Giltburg, le visage très concentré, nous donnent de superbes interprétations, l'une sombre, l'autre lumineuse.

Stanislav Khristenko joue la sonate 56 de Haydn avec un beau son rond et de la fantaisie. Il offre une vision triste sinon "noire" (Xavier Flament) de l'imposé, qui par de beaux pianissimos laisse une grande place à l'orchestre. Le 1er concerto de Brahms, à la mesure de sa puissance, se développe avec ampleur et sensibilité.